I want to rock with you.

L’esprit black denim.

En ce moment, je suis d’humeur serial shoppeuse. A vrai dire, il m’est souvent difficile de contrôler mes pulsions d’acheteuse… Pour satisfaire mes envies de renouveau vestimentaire, je m’aventure souvent dans les boutiques et me lance dans une quête parfois longue et laborieuse pour dénicher la perle rare qui fera la différence. Patience et détermination sont de rigueur pour dénicher ces petites merveilles. Après tout, il faut souffrir pour être belle, non ?

rock-1

Je vous présente aujourd’hui l’une de mes tenues fétiches. Mélange de tons noirs et gris foncés, cette tenue total black assure un look à la fois tendance et intense. Musicienne à mes heures perdues et passionnée par la culture rock, j’aime faire ressortir cet esprit impétueux et sauvage dans mes tenues. Pour toutes celles un brin rebelles et fougueuses, ce mélange de matières jean et simili cuir vous ira à ravir. Commençons par le haut. J’ai choisi un tee-shirt noir avec sur le devant un portrait de la magnifique Kate Moss. Dans l’esprit des célèbres tee-shirts « Life is a joke » de la marque Eleven Paris, ce tee-shirt est disponible chez Jennyfer. Evidemment, vous pouvez choisir d’autres célébrités, l’idée est de garder le concept de la photographie portrait plaquée sur le devant. En grand format et en noir et blanc, cela attire l’œil et fait ressortir l’ensemble de la tenue. Pour le bas, j’ai opté pour un jean slim taille haute gris foncé. L’élément caractéristique de ce jean est qu’il ne possède aucune poche, ce qui lui donne l’apparence d’un jegging, un legging à la texture jean. L’effet délavé lui apporte une petite touche d’originalité et se marie très bien avec l’esprit rock. Disponible chez H&M, vous pouvez vous procurer ce type de jean ou de legging dans n’importe quelle enseigne de vêtements. Et l’avantage, c’est que vous pouvez l’associer à une multitude d’autres tenues, avec des baskets à plateaux et un tee-shirt ample par exemple, pour un style plus décontracté.

Pour habiller mes pieds souvent fragiles et très exigeants en termes de confort, j’ai choisi des bottines bi-matière à talons épais. Disponibles également chez H&M, cette paire de bottines est très agréable à porter. Munies d’une fermeture éclair dorée, elles sont en simili cuir sur le devant et en daim noir à l’arrière. Le daim noir est parsemé de motifs écailles de serpent, ce qui donne un charme supplémentaire à ces bottines qui ne vous quitteront plus d’une semelle ! Pour le choix des accessoires, j’ai décidé d’agrémenter la tenue d’un chapeau rond en feutre noir. Vous pouvez choisir d’autres formes de chapeaux, avec des chaînettes ou des plumes pour plus de fantaisie, du moment que vous restez dans les tons sombres. Le chapeau doit en effet être assorti aux bottines. Concernant les bijoux, vous pouvez opter pour des bracelets larges, de préférence noirs ou gris. En cuir, en daim, en plastique, vous pouvez choisir n’importe quelle matière. Évitez les bracelets fins et discrets qui manqueront de visibilité. Les bras étant dénudés, un bracelet large permet au contraire de rééquilibrer le tout. J’aime particulièrement les bracelets noirs parés de strass qui attirent l’œil et rappellent les motifs cloutés du style punk. Pour habiller vos ongles, vous pouvez mettre du vernis noir ou gris argenté.

Enfin, pour finaliser la tenue (je garde toujours le meilleur pour la fin), j’ai opté pour l’incontournable gilet en jean. Sans manche, cintré et assorti au pantalon, ce gilet aux finitions délicates est le must-have de la rockeuse. Déniché chez Kaporal, ce petit gilet met parfaitement en valeur les formes. Le dos est entièrement en cuir, tout le reste est en jean gris foncé. J’aime particulièrement les motifs en forme de clous et les deux fermetures sur le devant. Vous pouvez choisir d’autres types de gilet gris ou noir, l’idéal est de rester sur du bi-matière. Cela compense l’uniformité de cette tenue black denim. Si vous sortez, vous pouvez vous munir d’un petit sac noir en bandoulière. Il ne manque plus qu’un maquillage smoky et un rouge à lèvres pourpre et vous serez l’objet de tous les regards… De quoi faire des envieuses autour de vous. Alors, prête à basculer du côté obscur et à laisser parler votre côté sombre ? Dites OUI au dark-chic. Inspirations shopping en bas de l’article.

rock-11

Shopping list du mois :
 
Bottines noires bi-matière : x
Tee-shirt Eleven Paris Kate Moss : x
Jegging Miss Coquines gris foncé : x
Bague strass noir et gris argenté : x
Bracelet double tour strass noir : x
Chapeau melon feutre avec chaînette : x
Gilet clouté esprit rock (plusieurs choix) : x
Foulard noir motifs têtes de mort et couronnes : x

– Odelia –

Quand Mr. Grey fait son avant-première.

Cinquante nuances de Grey au cinéma :

une soirée pas comme les autres.

Après avoir décortiqué l’effet littéraire de Cinquante nuances de Grey, j’ai été touchée de plein fouet par une envie dévorante. Celle de me rendre au cinéma et de me lancer dans une analyse comparative entre l’oeuvre littéraire et l’oeuvre cinématographique. Suite aux bande-annonces captivantes dévoilées sur le net et la polémique grandissante autour du film, je trépignais d’impatience à l’idée de découvrir l’adaptation sur grand écran du sulfureux roman. Comme vous toutes, le décompte des jours avant ma venue au cinéma m’a paru être un lent supplice. Afin de marquer l’événement, j’ai décidé de sortir le grand jeu et de participer à l’une des fameuses « Soirée filles » organisée au Grand Rex à Paris, à l’occasion de la sortie du film et de la Saint-Valentin. Au menu, pré-soirée avec animations et espaces découvertes au Rex Club, suivi de la projection du film dans l’une des salles du cinéma. Tout ça, entre nanas.

Vendredi 13 février, 18h00, 2ème arrondissement de Paris. Je me rends au Rex Club avec quelques copines. Une fois équipées de nos magnifiques bracelets jaunes VIP, nous descendons dans le sous-sol du club, attirées par le son pénétrant de la musique. L’endroit est sombre et intriguant. En bas des escaliers, une jeune femme m’accueille avec un large sourire et me remet un petit sac noir contenant des goodies, divers prospectus sur le BDSM et un ticket de participation à un tirage au sort. La soirée s’annonce bien. Nous entrons dans la salle. L’endroit est plutôt cosy, mais le décor annonce le ton particulier de la soirée. Tout autour de la salle sont disposés des fauteuils et des tables basses. Sur les murs, on peut apercevoir des affiches sensuelles représentant des scènes érotiques en noir et blanc. Le tout dans une ambiance tamisée. Mon attention est frappée par le nombre de filles présentes et surtout leur diversité d’âge et d’apparence physique. Le champagne coule à flot et le DJ enchaîne les morceaux, très bien choisis à mon goût. Mais à ma grande surprise, aucune fille ne se déhanche sur le dancefloor. Et pour cause. L’attention de chacune est captivée par un spectacle bien plus original, les reproductions grandeur nature de scènes BDSM. Étonnée mais curieuse, me voilà propulsée dans une soirée érotique où les démonstrations BDSM vont de bon train.

Sur la gauche, un couple s’adonne à des acrobaties au moyen de cordes. Le silence règne autour de ces deux personnes qui semblent imperturbables. La femme se trouve ligotée, les membres bloqués par la corde robuste et rigide qui l’emprisonne. Son compagnon se déplace agilement autour d’elle en mettant en place des nœuds de corde plus en plus sophistiqués. Une scène à la fois étrange et artistique qui représente le bondage. Plus loin, sur la piste de danse, des personnages vêtus de combinaisons en latex et d’accessoires tendancieux déambulent avec toute sorte d’objets de punition à la main. Martinets, fouets, cravaches… Certains ressemblent à de véritables super-héros. Entre eux, ils se donnent en spectacle devant les yeux émerveillés – rarement ébahis – de ces demoiselles participants à la soirée. Je reçois même un compliment de l’une des animatrices SM concernant ma robe en dentelles. « Très jolie robe, tu l’as mise pour l’occasion ? » me demande-t-elle avec un regard aguicheur. Un peu gênée, je la remercie de son compliment avant de me diriger vers le stand des accessoires de suspension, situé au fond de la salle. Camisoles, menottes, harnais… Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les couleurs. Ces animateurs et animatrices sont en fait des adeptes du BDSM et sont venus faire des démonstrations en tant que bénévoles dans le but de faire découvrir « l’art de vivre du BDSM ». Au-delà de l’aspect spectacle et des mises en scène, il y avait vraiment la volonté d’informer et de faire comprendre les règles du BDSM, afin d’éviter toute déviance ou pratique dangereuse. Toutes ces jeunes demoiselles en quête de nouvelles sensations l’ont bien compris, du moins, je l’espère. Le respect des règles, avant tout.

Ma curiosité était ravie de savourer autant de nouveautés en un seul et même endroit. Organisée par Soft Paris, cette soirée peu conventionnelle nous a mis dans l’ambiance. Un échauffement avant le marathon final. Un amuse-bouche avant le plat principal à savoir, le film. Mais ce plat est-il assez goûteux et copieux ? Est-il difficile à digérer ou bien pourrions-nous nous en délecter sans fin ? Entourées d’une foule de demoiselles aux hormones en ébullition, nous voilà assises au milieu de la salle, mes copines et moi-même. Le plafond ressemble à un ciel étoilé, sombre avec plein de petits spots lumineux qui scintillent dans l’obscurité bleutée de la salle. Décidément, tout est fait pour atteindre le paroxysme de l’excitation. 21h, les étoiles s’estompent et la salle plonge dans le noir total alors que la foule féminine scande en chœur « Christian ! Christian ! Christian ! ». La concentration remontée à bloc, je me plonge dans le film en un rien de temps et j’en savoure chaque seconde, malgré les cris d’extase récurrents de ces demoiselles qui auront rythmés ces 125 minutes de drame érotique. Et vous qu’avez-vous pensé du film ?

rex-2

– Odelia –