Did you say Pancake Tuesday?

Un Mardi Gras aux couleurs britanniques.

Aujourd’hui, c’est Mardi Gras et pour célébrer cette journée placée sous le signe de la gourmandise, j’ai décidé de traverser la Manche et de m’inspirer du fameux Pancake Tuesday organisé au Royaume-Uni et plus largement dans l’ensemble des pays anglo-saxons. Mardi Gras est une célébration religieuse qui précède le Mercredi des cendres et le début du Carême, période durant laquelle les chrétiens sont invités à manger « maigre » en s’abstenant de viande. Traditionnellement, en cette veille du début de période de privation, on consomme des mets dont on ne pourra plus profiter durant le Carême. C’est ainsi que l’on se délecte de gaufres, de beignets, de crêpes et d’autres aliments « gras » (mais terriblement gourmands) durant ce fameux Mardi Gras ! Nos voisins anglais ont pour habitude de consommer des pancakes en cette période. N’ayant jamais eu l’occasion d’en cuisiner jusqu’ici, j’ai donc décidé de profiter de cette journée particulière pour m’y mettre. Avis aux plus gourmand(e)s d’entre vous, la recette qui va suivre risque de devenir votre futur pêché mignon !

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Étant une véritable addict à la célèbre pâte à tartiner au goût de noisettes, c’est tout naturellement que j’ai choisi de réaliser des pancakes fourrés au Nutella. Pour ce faire, voici les ingrédients que j’ai utilisés :

● 1 pot de Nutella
● 185 g de farine
● 2 cuillères à café de levure chimique
● 2 cuillères à soupe de sucre
● 1 pincée de sel
● 2 oeufs
● 25 cl de lait

● 60 g de beurre fondu

Dans un premier temps, j’ai réalisé des disques de Nutella afin de constituer le fourrage de mes pancakes. Sur du papier sulfurisé, j’ai disposé 4 disques de Nutella à l’aide d’une cuillère à soupe. Une fois mes disques réalisés (et après mettre assurée qu’ils étaient réguliers et assez consistants), j’ai placé le tout au congélateur afin qu’ils se solidifient et soient préservés jusqu’à l’étape de cuisson.

Dans un second temps, je me suis lancée dans la préparation de ma pâte à pancakes. J’ai d’abord mélangé l’ensemble des ingrédients secs dans un saladier, puis j’ai réalisé un puits (autrement dit un léger enfoncement) au milieu de mon mélange. Dans un autre saladier, j’ai mélangé le lait et les oeufs avec le beurre fondu. Ensuite, j’ai versé ce mélange dans le puits et j’ai fouetté le tout pour obtenir une pâte lisse et homogène. J’ai laissé reposé le mélange obtenu pendant une quinzaine de minutes après avoir recouvert mon saladier d’un couvercle.

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Après avoir vérifié mes disques au congélateur et m’être assurée qu’ils étaient bien solides (pour pouvoir facilement les manipuler), je suis passée à la cuisson des pancakes. J’ai fait chauffer une noix de beurre sur une grande poêle à feu doux avant de déposer une première louche de pâte. Sur la pâte, j’ai déposé un disque de Nutella et j’ai recouvert immédiatement le disque par une autre louche de pâte. Dès que des bulles ont commencé à apparaître sur le dessus, j’ai retourné le pancake afin qu’il cuise sur l’autre face. En moyenne, j’ai laissé cuire chaque côté du pancake durant 2 minutes et j’ai répété cette opération pour la réalisation des autres pancakes. À déguster chauds et accompagnés de fruits rouges pour apporter un peu de peps et de fraîcheur. Sans oublier le petit verre de lait chaud parsemé d’éclats de Spéculoos !

– Odelia –

Le paradis du Cheesecake.

Il était une fois… She’s Cake.

Ce week-end, je me suis enfin décidée à me rendre dans un restaurant qui est depuis longtemps dans mon top 5 des endroits parisiens à (absolument) tester. J’ai nommé She’s Cake, un petit coin de paradis gastronomique spécialisé, comme son nom l’indique, dans le cheesecake. Ce restaurant et salon de thé, situé avenue Ledru-Rollin dans le 12ème arrondissement de Paris, arbore une jolie devanture noire et rose sur laquelle on peut lire l’inscription « She’s Cake by Sephora ». Ce nom quelque peu confusant et l’univers féminin du restaurant m’ont au départ fait penser qu’il était lié à la chaîne de magasins Sephora, mais en réalité, il n’y a aucun lien entre les deux entités. En effet, She’s Cake doit son nom à celui de sa créatrice, Séphora Saada. Chef pâtissière, c’est en juillet 2011 et âgée seulement de 27 ans, qu’elle a décidé de lancer son établissement avec le souhait de remettre au goût du jour la spécialité du cheesecake. Habituellement consommé sous la forme d’un gros gâteau, celle-ci a choisi de l’adapter « à la française » en créant des pâtisseries individuelles, colorées et raffinées. Considéré comme « le meilleur cheesecake de Paris » par le magazine Le Figaro, on comprend rapidement la renommée du lieu (et on ne comprend pas pourquoi on n’y est pas allé plus tôt).

L’espace du restaurant, bien qu’un peu restreint, propose une ambiance zen et raffinée. Dès mon entrée, les serveuses m’ont accueillie avec un large sourire et une attitude chaleureuse qui vont de paire avec l’élégance de l’endroit. Très vite, mes yeux ont été attirés par la vitrine d’exposition où différents cheesecakes, tous plus appétissants les uns que les autres, sont présentés comme de véritables bijoux. On ne peut s’empêcher d’être émerveillé par le design du lieu, tout aussi travaillé que les pâtisseries qu’il recèle. Dans les tons noir, rose et blanc, la décoration est sobre et féminine. Deux grandes photographies décorent les murs. Sur l’un, on aperçoit un portrait de la créatrice en plein travail culinaire ; sur l’autre, une immense photo du cheesecake phare de la maison, le Bohemian Raspberry. Au fond de la salle, on découvre la cuisine, séparée des convives par une baie vitrée où l’on peut jeter un coup d’œil de temps en temps et voir l’avancée des plats.

Le menu présente des créations essentiellement sucrées, rassemblées en trois catégories pour répondre au mieux aux goûts de la clientèle. La collection « Yummy » propose les cheesecakes les plus classiques de la carte, avec des saveurs chaudes comme l’oréo, le cappuccino ou encore la crème de marrons. La seconde collection intitulée « Rainbow » rassemble quant-à-elle les saveurs fruitées et florales. On y trouve par exemple le « Purple Cristal » à base de fleur de violette et de myrtilles. Enfin, la collection « Signature » propose des cheesecakes sophistiqués aux associations uniques et créatives, comme par exemple le « Ellie-Wasabi » qui dévoile l’étonnant mariage de la moutarde japonaise et du chocolat blanc. En parallèle des cheesecakes sucrés, le restaurant propose également des créations salées, uniquement pour les repas du midi. Une déclinaison originale qui marque l’empreinte créative de Séphora.

Pour ma part, je me suis laissée tenter par une valeur sûre, le cheesecake oréo. Connaissant déjà cette saveur, cela me permettait d’établir une comparaison nette entre les cheesecakes habituels et le travail de Séphora. Pour accompagner cette dégustation, j’ai commandé un cappuccino (après avoir longuement hésité avec le thé matcha). Résultat ? Dès la première bouchée, j’ai été conquise. Le cheesecake, au visuel très élégant, s’est avéré être particulièrement savoureux. Sa texture légère donnait l’impression d’une crème fouettée. La dose de sucre était suffisante et l’équilibre des saveurs harmonieux. Un vrai régal !

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Malgré l’absence de toilettes et l’espace assez étroit qui sont selon moi les deux seuls inconvénients de ce salon de thé, cette adresse est pleine de charme et propose des produits uniques qu’il ne faut manquer sous aucun prétexte. Alors, si vous ne saviez pas quoi faire le week-end prochain, vous savez désormais où vous rendre… En plus, après votre dégustation, vous pourrez aller vous promener tranquillement au Jardin des Plantes situé juste en face, de l’autre côté de la Seine. N’est-ce pas là un programme parfait ?

– Odelia –

Dua Lipa.

La nouvelle princesse de la pop anglaise.

Souvenez-vous, c’était à l’automne 2015. Une voix soul, un beat de synthé au groove entêtant et une mélodie de pop acidulée qui donne envie de s’abandonner sur une plage de sable fin… Vous ne connaissez peut-être pas le titre exact de cette chanson, ni même l’artiste qui l’interprète, mais vous l’avez sûrement déjà entendu sur les ondes ou dans un bar parisien branché. Le simple fait d’entendre les premiers accords du morceau vous donne ce réflexe incontrôlable propre à tout adepte de musique : « Ah mais oui, je connais ! ».

Et pour cause. Be the one est l’un des morceaux de Dua Lipa, une jeune chanteuse britannique au joli minois. Ce titre, que j’ai moi-même découvert fin 2015, a rythmé mon été et m’a fait découvrir une chanteuse au talent incontestable, selon moi une future (très) grande artiste de la scène pop. Retenez bien son nom, car vous risquez d’en entendre parler dans les prochains mois, surtout à l’approche de la sortie mondiale de son album prévue en juin prochain (oui, je trépigne d’impatience comme une enfant à la veille de Noël). Actuellement, elle se fait connaître grâce à sa collaboration sur l’un des derniers morceaux de Sean Paul, No Lie. Un vrai tube qui va, je pense, rapidement conquérir les charts et permettre à Dua Lipa de s’assurer une renommée internationale.

Dua Lipa, c’est avant tout une voix. Une voix à la fois suave et rauque, un timbre légèrement cassé qui fait penser à celui d’une rockeuse addict aux substances illicites. Pour moi, Dua Lipa fait partie de la famille privilégiée des « artistes à voix », ces fameuses artistes qui ont la chance d’avoir un organe aussi intense et singulier qu’un instrument de musique. Parmi ces dignes héritières d’Amy Winehouse qui se distinguent par leur timbre éraillé et puissant, on compte Selah Sue, Florence Welch (du groupe Florence + The Machine), Adele, Duffy, Lana Del Rey, ou, pour les moins connues, Ella Eyre (voir l’article que j’ai écrit sur elle ici). En plus de ce timbre particulier reconnaissable entre mille, Dua Lipa possède un groove et un sens du rythme qui rendent ses morceaux entraînants, même si certaines mélodies sont parfois un brin mélancolique et les textes souvent sombres. Dès la première écoute, on est comme happé par son « flow » à la croisée de la soul et du hip-hop.

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Dua Lipa, c’est aussi un style. Avec ses pauses d’ingénue et son charme naturel (Lana Del Rey n’a qu’à bien se tenir), elle perce l’écran à chacune de ses apparitions, notamment dans les mises en scène de ses clips. Son expérience dans le mannequinat y est sûrement pour beaucoup. Ses tenues inspirent la sensualité, sans jamais plonger dans la vulgarité. Elle se distingue par un style à la fois hipster et rock, des colliers ras-du-cou, des tops serrés et légèrement transparents et de longues vestes amples. Dans ses clips, la scénographie est toujours subtilement travaillée et on note un univers visuel déjà bien affirmé. Les images nous font voyager dans des lieux atypiques, mais on y retrouve toujours la fragilité et la sensibilité de la chanteuse, qui qualifie d’ailleurs son style musical comme de la « pop sombre ». Mention spéciale au clip de Last Dance qui nous transporte dans un décor de nature sauvage où la chanteuse crie son amour tout en enchaînant les séquences dans un univers coloré et psychédélique. L’amour, c’est d’ailleurs le thème principal des chansons de Dua Lipa. Dès son premier single intitulé New Love, la chanteuse nous plonge dans la complexité du sentiment amoureux en racontant l’histoire d’une relation épuisée et la nécessité de se reconstruire après une rupture douloureuse. Elle explore avec mélancolie l’angle de la fidélité dans Be the one, dévoile une véritable ode à la passion amoureuse dans Last Dance et décrit les effets d’une attraction physique irrésistible dans Hotter than hell. Autant d’éléments qui laissent penser que Dua Lipa trouve son inspiration dans l’Amour (avec un grand « A »).

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À seulement 21 ans, Dua Lipa possède déjà des textes profonds et une identité musicale singulière. Née au Royaume-Uni de parents kosovars et albanais, c’est à l’âge de 15 ans qu’elle a commencé la musique en publiant quelques chansons sur YouTube. Ses vidéos lui ont permises d’être repérée par Emile Haynie, le manager de Lana Del Rey. Persuadés de voir en Dua Lipa un futur grand nom de la scène pop, d’autres producteurs dont Rodney Jerkins (Aaliyah, Michael Jackson) et Andrew Wyatt (Charli XCX) se sont bousculés pour participer à l’élaboration de son premier album. Son talent a même été remarqué par certains artistes, ce qui lui vaut de belles collaborations notamment avec Sean Paul et Martin Garrix. Inspirée par des artistes comme Christina Aguilera, Nelly Furtado ou encore Pink, Dua Lipa s’annonce être la prochaine alliée de nos soirées avec ses titres electro-pop parfaitement taillés pour le dancefloor. Récompensée début 2017 aux European Border Breakers Awards, elle commence à recevoir peu à peu les faveurs et l’intérêt du public. Une ascension méritée qui ne fait que commencer.

Mes coups de coeur 

Sources :
Article ELLE Magazine, 28/02/2016

– Odelia –